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Se marier et lancer un site consacré au mariage avec Monika d'Ecomariages - Partie 2

Nous voilà de retour pour la suite et la fin de notre superbe échange avec Monika d’Ecomariages.

Où cette fois-ci, Monika nous raconte en détails comment elle a créé son blog Ecomariages, aka l’un des blogs à suivre pour organiser votre mariage éco-responsable.

Bonne écoute 😁.

PS : Pour récouter la première partie de l’épisode, rendez-vous ici.

Tu as organisé ton mariage dans le respect de tes valeurs éco-responsable. Est-ce que tu as rencontré des challenges, des difficultés en particulier ?

Déjà, organiser un mariage entre deux personnes venant de pays différents, ce n’est pas très écologique de base. D’où notre décision de partager et de faire la cérémonie civile en France et la cérémonie religieuse en Pologne pour les personnes qui ne pouvaient pas se déplacer. Comme on le sait, les déplacements sont responsables d’une grande partie de la pollution actuelle.

Ce n’était pas ce dont je rêvais à l’origine. Je voulais un seul mariage, donc j’ai dû m’adapter, le souhait venant plutôt de mon mari et de sa famille.

Quant à la Pologne, c’est un pays qui a connu le communisme. Cela ne fait pas si longtemps que ça que tous les pays de l’ex-URSS se sont intégrés à la société de consommation que nous connaissons tous aujourd’hui. Ce qui fait que le pays a environ 20 ans de retard sur la France.

Il y a beaucoup de produits, services qui ne sont pas encore démocratisés en Pologne à cause de ça. Ce qui fait qu’ils ont également 20 ans de retard au niveau de la conscience écologique car ils n’ont pas pu « profiter » de tout ce que le capitalisme avait à offrir. C’est encore tout nouveau, mais le pays a besoin de plus de temps.

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Comment est-ce que cela a impacté ton mariage ?

Pour moi, ça a été compliqué d’envoyer des faire-part digitaux à ma famille, alors que la tradition veut qu’on se déplace pour remettre le faire-part en main propre. Je pense que ça a été mal vu mais cette décision était en accord avec mes valeurs.

Tout comme le fait que pour l’une des « traditions » pour les EVJF est de partir dans un autre pays. J’ai refusé car pour moi, ça n’avait pas de sens écologiquement parlant que toutes mes amies et moi-même nous déplacions dans un autre pays. J’ai préféré aller en Pologne et organiser mon EVJF là-bas.

Nous avons aussi réduit le menu. En France, on a le vin d’honneur, un plat complet (entrée, plat, dessert). En Pologne, on mange toute la soirée. Il y a au moins 5 plats différents. Je ne comprenais pas pourquoi car d’habitude, on ne mange pas autant. J’ai dû négocier pour avoir le menu le plus petit possible.

Sans oublier qu’en général, le mariage est célébré sur 2 jours. Et cela représente beaucoup de nourriture, de tenues,  et un budget plus élevé. Avec mon mari, nous avons choisi de le faire sur une journée, et nous avions peur d’être jugés sur ce choix.

Il restait quand même beaucoup de nourriture après le mariage. J’ai trouvé une cantine d’aide aux sans-abri à qui j’ai donné ce qui nous restait. Le problème, c’est qu’en Pologne, on n’a pas le droit de le faire. 

Au final, je me suis dis que c’était mon mariage. Je fais ce que je veux, et tant pis si ça ne plaît pas.

Qu'est-ce qui t'a donné envie de lancer Ecomariages ?

Tout d’abord, Ecomariages était un site web polonais de prestataires de mariage traditionnels.

A l’époque, nous étions deux sur ce projet, moi et une amie. Puis on a commencé à s’intéresser à l’écologie et son impact sur notre monde. Susana, mon amie, a eu l’idée d’orienter le site sur les mariages écologiques. C’était une bonne idée car au moment où nous avons eu cette idée, ce n’était pas trop répandu alors qu’il y avait plein de choses à faire.

On a commencé par un blog avec des conseils et astuces avant de lancer un carnet d’adresses. La première version était vraiment basique, il s’agissait juste de voir si les prestataires étaient intéressés. C’était une simple redirection, un pictogramme qui redirige vers le site du prestataire.

C’est grâce à ça qu’on s’est rendues compte qu’il y avait beaucoup de personnes engagées sur ces questions-là, qui avaient plein d’idées, qui étaient transparentes dans leur démarche. Mais ils étaient souvent perdus parmi les prestataires traditionnels sur les annuaires classiques. 

Je me souviens que j’avais passé des heures à chercher des prestataires écologiques pour mon mariage, et cette information n’était pas tout le temps présente sur Internet. Alors que pour moi, c’était le critère principal.

Il y a eu 200 personnes référencées sur ce carnet. C’était trop bien, on a discuté avec plein de personnes, et autant de façon différentes d’intégrer l’écologie dans son activité. Cela nous a donné la motivation de passer à une version plus complète, où chaque prestataire peut se créer un compte et remplir sa fiche détaillée.

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Est-ce qu'Ecomariages inclut autre chose ?

Nous sommes en train de développer un centre de formation pour aider les prestataires à développer leur côté éco-responsable. je ne suis pas experte sur tous les sujets, c’est pourquoi je recherche des personnes qui peuvent enseigner ce que je ne sais pas.

Je propose aussi des formations aux futurs mariés pour les aider à se préparer au mariage laic. Personnellement, j’ai fait la préparation à l’église, mais je trouve que c’est aussi important de le faire les autres types de mariage.

Enfin, j’ai une boutique où je propose des produits et des services éco-conçus autour du monde du mariage.

Comment est-ce que tu sélectionnes les prestataires qui intègrent le carnet d'adresses d'Ecomariages ?

Suite à mes recherches, je connaissais djà quelques personnes qui ont intégre le carnet. Puis, j’ai aussi beaucoup de personnes qui sont venues spontanément car elles étaient intéressées par le projet.

Dans ce cas-là, je propose toujours un rendez-vous téléphonique ou en visio pour savoir exactement qui est derrière cette entreprise et comprendre en quoi, pourquoi, comment il/elle est écologique. Je regarde son concept, ses réseaux sociaux. Des fois, ça arrive que quelqu’un me dise qu’il est écolo, et quand je regarde son Instagram, je vois qu’il utilise que du plastique. C’est important de bien faire le check derrière.

Je pars du principe qu’on peut être écologiques de plein de façon différents. L’intérêt de ces discussions, c’est que j’apprends plein de choses sur des manières d’être écologique que je n’aurais jamais imaginé, donc c’est super enrichissant.

Aurais-tu des conseils à donner aux futures mariées par rapport au report de son mariage, organiser un mariage éco-responsable, organiser un mariage multiculturel... ?

Concernant le report, il ne faut pas s’inquiéter. De mon côté, j’ai choisi de reporter car je voulais conserver la qualité des prestations. Il faut toujours rester sur ses choix de base, même si ça signifie reporter. Il faut toujours parier sur la qualité et non la quantité.

Les prestataires s’adaptent beaucoup aux besoins des mariés. Vous pouvez leur faire confiance pour avoir vos intérêts à coeur.

J’ai dis aussi que j’avais beaucoup de chance d’avoir eu l’aide de mes parents pour organiser. Mais ça a tout de même été très fatiguant pour eux. Raison pour laquelle je conseille de passer par une wedding planner qui gèrera tout, qui pense à tout à ta place car c’est quand même un travail de folie. C’est d’autant plus important si vous organisez un mariage à l’étranger, que vous faites tout à distance. Psychiquement, c’est super pratique.

Pour le côté éco-responsable, il est possible de louer au lieu d’acheter. C’est plus pratique sur tous les niveaux. Même si malheureusement, on a du mal à vendre ce qu’on acheté pour notre mariage, surtout la robe. Les gens ont du mal à acheter des choses qui ont déjà été utilisées, même si c’est de la qualité.

Et surtout, il faut soutenir des prestataires locaux, de notre région. Ce sont souvent de petites entreprises familiales, qu’il faut soutenir face aux grandes chaînes.

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Un dernier mot pour conclure l'épisode ?

Petite astuce pour les cadeaux d’invités : faire en sorte qu’ils soient utiles. J’ai constaté que beaucoup d’invités oubliaient les traditionnelles dragées que les mariés préparaient pour eux. C’est super dommage car ça représente un travail de les choisir, les goûter et les assembler pour faire un pochon par personne.

Personnellement, on avait opté pour un sac en tissu avec le logo, la date de notre mariage. On reçoit encore des photos de nos invités qui vont faire leurs courses, chercher leur pain avec. 

Mais surtout, il ne faut pas se mettre la pression. Chacun fait ce qu’il peut. Chaque petit geste compte. Il faut commencer quelque part, et ensuite, ça va tout seul.

Ce n’est pas si simple que ça, mais des fois, le plus simple, c’est de commencer et de se laisser guider.

Et si vous souhaitez avoir des conseils pour l’organisation d votre mariage éco-responsable, vous pouvez lire nos articles de blog 😉.

A propos de Monika :

Il était une fois, Monika, qui a décalé son mariage 4 fois à cause de la pandémie. Tout ce temps, elle a commencé à découvrir l’univers du mariage et à rechercher des prestataires qui partagent ses valeurs. Une tâche complexe et énergivore. Afin de faciliter cet ouvrage aux futurs mariés, elle imagina une solution pour leur partager son chemin et ses découvertes. C’est ainsi qu’est né Ecomariages, un site consacré au mariage et qui facilite l’accès aux services et produits de mariages, plus écologiques et éthiques.
 
Retrouvez Monika sur son site Internet.
 
Retrouvez Monika sur Instagram.
 
Retrouvez l’article que Monika a dédié à notre shooting « Il était un Hiver »  sur Ecomariages ainsi que l’article qu’elle a dédié à son propre mariage.
 

Merci encore à toi Monika pour ces deux épisodes hyper riches 😁.

A bientôt pour un prochain épisode !

Aude